Bruno GHESQUIERE : "Beaucoup de clubs vont se retrouver sur la paille avec les balles plastiques" Bruno GHESQUIERE : « Beaucoup de clubs vont se retrouver sur la paille avec les balles plastiques »

Bruno GHESQUIERE : « Beaucoup de clubs vont se retrouver sur la paille avec les balles plastiques »

Bruno GHESQUIERE, pongiste et membre du bureau directeur du Tennis de Table Roncq ULJAP a lancé hier une pétition intitulée « fin de l’arnaque des balles de Ping en plastique« . Au delà du souhait de voir les choses s’améliorer, la pétition résonne aujourd’hui comme un cri d’alerte et même plus !

Bruno GHESQUIERE et Fernand HOUSET au coeur de la pétition

Une exaspération qui atteint son paroxysme devant le mutisme des responsables politiques du PING Français et Mondial.  Nous avons souhaité en savoir plus sur les motivations profondes de Bruno GHESQUIERE. Accompagné du trésorier de son club, Fernand HOUSET, les pongistes et bénévoles dirigeants dévoilent l’envers du décor. Un ciel qui s’assombrit de jours en jours devant les coûts exorbitants qu’impliquent l’achat des balles plastiques. Rencontre avec Bruno GHESQUIERE et Fernand HOUSET du Tennis de Table Roncq ULJAP :

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Les nouvelles balles plastiques

Bonjour Messieurs. Pouvez-vous vous présenter à la communauté pongiste ?
Bruno GHESQUIERE : « Bonjour Dragan. Je m’appelle Bruno GHESQUIERE et je suis licencié au club de Roncq ULJAP situé en Hauts-de-France. Je pratique le PING depuis plus de 40 ans et suis membre du comité directeur du club. Je ne saurais te dire depuis combien de temps, je ne compte plus les années depuis bien longtemps. »

Fernand HOUSET : « Bonjour Dragan. Je m’appelle Fernand HOUSET et je suis trésorier du club de Roncq ULJAP. J’ai un petit niveau, je suis classé 600 et j’ai souhaité prendre part à la pétition car elle touche mon club et je pense bien d’autres. »

Bruno GHESQUIERE : « La lettre de Denis CHATELAIN a été le facteur déclencheur »

Pourquoi une pétition ?
Bruno GHESQUIERE : « En réalité, le problème des balles plastiques est présent depuis leur arrivée. La lettre de Denis CHATELAIN du blog du Hérain est royaume (Amiens Tennis de Table) a été le facteur déclencheur pour lancer la pétition. On n’est pas le seul club et les seuls pongistes concernés par le problème des balles plastiques. La pétition est une manière de sensibiliser les instances et j’espère faire bouger les choses. Elle est en tout cas pour tout le monde qui veut bien participer. »

Fernand HOUSET : « Pour être sincère, à mon petit niveau, je n’ai pas trouvé beaucoup de différence entre les balles. Je ne suis pas le mieux placé pour dire si elles sont mieux ou pas. Je me fie aux retours des adhérents. Par contre, question prix en tant que trésorier, j’ai vu la différence. Je n’ai pas encore effectué le point détaillé sur les stocks mais je sais que d’habitude, le club ne regardait pas sur la quantité et on est aujourd’hui dans l’obligation de tout contrôler. Le budget « balles » a augmenté minimum de 20% sur le prix et autant sur le volume. »

Quelles solutions avez-vous trouvé pour stopper l’hémorragie de la consommation de balles ?
Bruno GHESQUIERE : « Avant on ne regardait pas forcément mais là on est obligé. On a une salle spécifique et des gradins. On a désigné un récupérateur de balles qui effectue un contrôle et surtout récupère les balles notamment sous les gradins. Ca nous permet de moins en perdre. Après pour les balles cassées, on ne peut rien faire. 

Les balles en plastique XUSHAOFA

Les balles en plastique

Fernand HOUSET : « Il y a des risques pour que nos deux emplois soient remis en cause »

Une pétition pour alerter les instances ?
Bruno GHESQUIERE : « Comme je le disais plus haut, le but de la pétition est d’alerter les instances sur le problème qui gangrène les clubs de PING. Même si ce n’est pas la fédération française qui décide pour les balles plastiques (c’est l’ITTF), je pense qu’elle peut déjà faire du lobbying auprès des fabricants et des partenaires. Elle est en contrat avec Tibhar et Butterfly et doit pouvoir les alerter pour améliorer la situation.  Je me souviens d’exemple avec l’association UFC Que Choisir qui avait effectué un appel d’offre auprès des fournisseurs d’énergie. Le consommateur s’en était retrouvé gagnant. »  

« Si on ne fait rien, beaucoup de clubs vont se retrouver sur la paille. Il est quand même hallucinant que les balles vont bientôt coûter le même prix que celles de balles de GOLF. Le PING est un sport populaire et pour continuer à exister, il doit avoir des prix attractifs. Les loisirs ne se rendent pas vraiment compte du coût mais pour les compétitions, ça devient hors de prix. Pourquoi la fédération n’allouerait pas un fond spécifique pour aider les clubs ? Il y a aussi le cas de l’UFOLEP qui joue toujours en balles celluloïds. Pourquoi on ne ferait pas ça en attendant que les choses s’améliorent ? »

Fernand HOUSET : « Je vais rebondir sur le sujet que je maîtrise le mieux, les finances. Aujourd’hui très clairement, si on ne trouve pas une solution, il y a des risques pour que nos deux emplois soient remis en cause. On a deux entraîneurs salariés et la situation devient de plus en plus difficile. Les aides publiques baissent mais sont contrôlées, en revanche pour les partenaires privés, le PING attire de moins en moins.. »

Bruno GHESQUIERE : "Beaucoup de clubs vont se retrouver sur la paille avec les balles plastiques"

Quel avenir pour le club et la pétition ?
Bruno GHESQUIERE : « Le cas des balles plastiques n’est pas isolé. Il n’y a qu’à lire les commentaires sur la pétition pour comprendre que cela touche beaucoup de personnes. A la Roncq ULJAP, nous avons plus de 260 joueurs et tous les profils. Défenseurs, attaquants, bourrins, anti-bourrins. L’impact des balles plastiques est important et si je devais donner un ordre d’idée, elles cassent 3 fois plus vite et coûtent 2 fois plus chères. L’avenir de la pétition, j’espère qu’elle permettra d’alerter les instances et réveiller les consciences. Trop c’est trop. Après pour le club, il doit exister des solutions et notamment essayer de changer les balles. Les clubs de PING peuvent se faire concurrence mais être solidaire ensemble. Pourquoi ne pas envisager un achat groupé pour faire baisser les prix ? Tous ensemble, on aurait plus de poids, c’est aussi l’objet de la pétition. »

Fernand HOUSET : « On va continuer à faire attention et dès que le bilan financier sera effectué le bureau prendra les décisions qui s’imposent. La situation est tout de même préoccupante.  » 

Merci pour votre partage Messieurs.
Bruno GHESQUIERE et Fernand HOUSET : « Merci Dragan »


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Dragan Stamenkovic
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